spacer
spacer Sara Finance Logo spacer
spacer
stratégies fiscales et financières pour faire croître votre avoir
spacer
spacer
spacer spacer

Le Canada en tête d’affiche

Je vous écrivais l’an dernier que l’année 2004 s’imposerait comme celle du resplendissement du Canada sur la scène des marchés mondiaux de capitaux. Eh bien… Ce n’était qu’une répétition générale! Le véritable spectacle à grand déploiement restait à venir.

En 2005, la valeur de notre huard s’est appréciée par rapport à celle du dollar des États-Unis pour la quatrième année consécutive, s’établissant juste en dessous des 0,86 $ US en fin de période. Le marché canadien des valeurs mobilières a connu une trajectoire encore plus éblouissante : l’indice composé S&P TSX a augmenté de 22 %! À titre de comparaison, son équivalent des États-Unis s’est contenté d’un rendement de 3 % sur l’année.

Le pétrole, encore lui!

Plusieurs facteurs en notre faveur alimentent la dynamique actuelle des marchés. C’est toutefois le pétrole qui joue le premier rôle dans cette évolution : la croissance de notre marché boursier s’explique en grande partie par l’évolution du prix des actions dans le secteur énergétique, qui représentent maintenant 27 % de l’indice S&P TSX. Leur valeur d’ensemble a augmenté de 60 % en 2005! Les observateurs estiment en outre que c’est l’augmentation des prix pétroliers qui devrait continuer de soutenir l’appréciation de notre dollar dans l’avenir proche. En 2006, il ne serait pas étonnant que le baril passe de 60 $ US (son prix actuel) à 70 $ US. Certains analystes prévoient même que le huard devrait rattraper le billet vert dans les six à douze mois qui viennent. Cette parité n’a pas été atteinte depuis le milieu des années 1970, c’est-à-dire depuis la première crise énergétique mondiale. La situation actuelle est d’ailleurs très similaire à celle de l’époque, même si elle s’en distingue sur des points importants.

La crise pétrolière des années 1970 a été causée par deux facteurs majeurs : l’embargo pétrolier décrété par l’OPEP et la forte dépendance des pays du monde entier envers le pétrole bon marché du Moyen-Orient. Graduellement, les particuliers et les entreprises s’y sont adaptés, entraînant à terme une baisse des prix. Nous nous sommes mis à conduire des voitures plus petites et moins énergivores, à isoler nos maisons et à recourir à des énergies différentes pour notre chauffage. Les entreprises ont également trouvé divers moyens de réduire leur consommation énergétique. De leur côté, les compagnies pétrolières ont commencé à investir dans de nouvelles sources d’approvisionnements. Pour se procurer le précieux or noir, elles ont exploré tous azimuts des zones qu’elles considéraient jusque-là comme trop coûteuses ou trop difficiles à exploiter.

Dès le début des années 1980, la demande en pétrole s’était considérablement ralentie; de son côté, l’offre mondiale ne cessait d’augmenter. Les prix se sont alors effondrés sans que l’OPEP puisse enrayer cette chute. Pendant une quinzaine d’années, le baril de pétrole s’est vendu entre 15 et 20 $ US alors qu’il avait atteint pendant la crise un sommet de 90 $ US (en dollars d’aujourd’hui).

En ce début 2006, le prix du pétrole est remonté à 60 $ US le baril et continue de grimper. Mais, contrairement aux flambées des prix qui ont jalonné les années 1970, cette tendance s’est développée sur plusieurs années.

La croissance extraordinaire de certains pays en développement tels que la Chine et l’Inde a provoqué une augmentation importante de la demande pétrolière mondiale. Ce facteur n’est pas à négliger. Toutefois, même si cette expansion ralentissait, atténuant ainsi la demande à court terme, personne ne peut prévoir l’évolution de l’offre à plus long terme.

Une chose est sûre : l’heure n’est plus au pétrole qui coule à flot. Les compagnies pétrolières ont de moins en moins de sources à exploiter. De plus, elles hésitent à investir dans l’exploration, même aux prix actuels. Cela n’a rien d’étonnant. Certaines réserves pétrolières encore intactes coûteraient une fortune à exploiter, sans compter les risques politiques et environnementaux qu’elles représentent.

En un mot, le pétrole à bon marché n’est plus qu’un souvenir. L’avantage, c’est que les entreprises investissent de plus en plus dans les énergies renouvelables et peu coûteuses. Une excellente nouvelle pour la planète!

Portes ouvertes sur le monde

Les actions énergétiques se sont appréciées de 60 % ces douze derniers mois. On peut se demander si certaines d’entre elles ne seraient pas amplement surévaluées. Personne n’a oublié que les actions de Nortel et d’autres entreprises ont suivi des trajectoires éblouissantes… avant de s’effondrer à l’éclatement de la bulle technologique. Comment les actions énergétiques vont-elles évoluer? Les prévisions des professionnels de l’investissement divergent, ce qui permet de croire que ces titres pourraient continuer de produire d’excellents rendements à court terme. Mais rien n’est sûr. Pour éviter les coups durs, mieux vaut tirer les enseignements de la bulle technologique et diversifier ses titres. À cet égard, peut-être auriez-vous avantage à réévaluer la teneur internationale de votre portefeuille d’investissements.

Le gouvernement fédéral a levé en 2005 les restrictions qui limitaient le contenu étranger dans les RÉER, facilitant ainsi les investissements internationaux. D’une manière générale, les actions étrangères produisent de très mauvais rendements depuis cinq ans. Mais le vent commence à tourner. Même le marché japonais permet d’espérer un retour du balancier attendu de longue date. La diversification constitue l’une des clés de la réussite en matière de placements. La discipline en est une autre. En 2006, vous pourriez envisager par exemple de vendre des titres canadiens chers pour acheter des titres internationaux moins coûteux.

Perspectives économiques

Jusqu’où le prix du pétrole peut-il grimper avant que cette augmentation ne provoque un ralentissement, voire une récession économique? Ici encore, les prévisions des spécialistes divergent, mais personne ne semble s’effrayer du spectre des 70 $ US le baril. Si nul ne peut chiffrer le point de rupture avec exactitude, tous les analystes s’accordent à considérer que nous sommes loin de l’avoir atteint. Même les économistes qui prévoient que les prix vont continuer d’augmenter annoncent du même souffle une bonne croissance économique en 2006.

En 2006…

L’année qui commence devrait s’avérer très prospère. Formidable! Je souhaite de tout cœur qu’elle soit aussi pleine de paix, de bonheur et de santé pour vous et pour votre famille.

spacer
spacer
© 2008 Sara Gooderham -
tél: (514) 281-8002 fax: (514) 281-8001

Veuillez noter : Sara Gooderham propose des produits d'assurance et des services de planification financière en tant que représentante indépendante sous le nom de « Services financiers In the White ». Ces services sont offerts indépendamment de Valeurs Mobilières PEAK inc., qui est un courtier en valeurs mobilières de plein exercice inscrit auprès de l'OCRCVM, et dont la responsabilité se limite aux produits de placement tels que : actions, obligations et fonds communs de placement. Valeurs mobilières PEAK inc. est également membre du Fonds canadien de protection des épargnants.